La Casa est librement inspirée par "La maison de Bernarda Alba", pièce de théâtre de l'auteur andalou Federico Garcia Lorca écrite dans les années trente.
En dehors de ses aspects poétiques, on peut parler de la pièce et du projet qui en découle comme d'un plaidoyer pour l'émancipation des femmes quelles que soient leurs cultures. L'action nous conduit dans un huis-clos féminin. Suite au décès du père, la mère reprend les commandes du domaine d'une main de fer. Elle recrée une société matriarcale dans laquelle elle exerce un pouvoir autoritaire sur ses trois filles. Les interdits et les frustrations individuelles conduisent au rêve, à l'égarement, à la fugue, à la mort. Aliénée par sa charge, la mère ne prendra conscience que par le drame de l'étouffement qu'elle provoque.
Le noyau du spectacle s'est formé à travers de multiples échanges avec le récit original : lecture, (re)lecture et improvisations. La Casa traite de la question du masculin et du féminin, des rôles qui leur incombe dans notre société et de la manière dont ils peuvent être remis en question. La Casa parle des femmes et de leurs aspirations mais aussi de leurs angoisses, de leurs peines et de leurs douleurs.
Les racines andalouses du récit étaient propices à une rencontre avec la danse du ventre. C'est d'ailleurs par cette région qu'elle s'est répandue en occident. Les thèmes (féminité, deuil, désir et manque sexuel, mariage) permettaient une exploration formelle mêlant différentes danses orientales traditionnelles au flamenco et au Belly-Break.
Yamila
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